Qu'est-ce que la TUUD ?

La Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique est une tendance de l'UNEF créée à l'occasion de son 80ème congrès, en février 2007.
En rupture radicale avec toutes les réformes libérales de l'Enseignement Supérieur, et dans la volonté de mettre fin à la précarisation sans cesse grandissante de la jeunesse, nous nous battons pour construire un syndicat combatif, constructif , unitaire et démocratique, seul à même d'imposer un projet alternatif dans la jeunesse. Nous agissons au quotidien pour défendre les droits étudiants, individuellement comme collectivement. Convaincus de la solidarité nécessaire dans le mouvement social, nous défendons un syndicalisme indépendant en lien avec les luttes des salariés et des lycéens, un syndicalisme féministe et internationaliste.
Nous animons les AGE d'Aix, d'Amiens, Chambéry, Clermont, Dijon, Paris 5 et Perpignan, et sommes présents dans les AGE de Angers, Artois, Besançon, Grenoble, Lille, Lyon, Metz, Nancy, Nantes, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Paris 1, Paris 3, Paris 6, Paris 7, Paris 8, Paris 10, Paris 13, ...

Info importante

Réunion RUSF : tous les Mardis 18h30 Salles F Campus Villejean

Appel des syndicalistes d'Ille et Vilaine
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19 mars 2009

Texte de la TUUD pour le 81ème congrès de l'UNEF

Face à la déferlante des attaques, faisons choix de la résistance !

Le 81ème congrès de L'UNEF s'inscrit dans un contexte social particulièrement difficile. Les deux premières années du règne Sarkozy ont été celles de tous les reculs : de l’offensive contre l’Université publique à la casse du droit du travail, en passant les politiques racistes par l’ex-ministère Hortefeux, rien n’échappe au rouleau compresseur conservateur. Les politiques libérales menées depuis des années sont directement à l'origine de la crise économique que l'on connaît. Pourtant, ces politiques sont aujourd'hui accélérées par le gouvernement Fillon.

Sous couvert de « modernisation » du pays, c’est un nouveau modèle de société que la classe dirigeante met en place. Un modèle dans lequel le droit de tous à l’éducation, ou encore à la santé, sont des reliques du 20° siècle. Le gouvernement de combat qui se trouve face à nous a entrepris une destruction systématique de tous les acquis sociaux : remise en cause du droit de grève par le biais du « service minimum », marchandisation des services publics, baisse des impôts des plus riches, répression syndicale dans le privé… Les objectifs sont clairs. Il s’agit de détruire les protections collectives des salariés pour baisser le « coût » du travail, d’ouvrir de nouveaux marchés juteux, d’en finir avec toute forme de redistribution des richesses. Pendant que les licenciements se multiplient, que le taux de chômage explose et que les services publics sont asphyxiés financièrement, des milliards sont distribués aux banques et les exonérations de cotisations patronales n’ont jamais été si nombreuses. A l’échelle mondiale, c’est la guerre qui s’intensifie entre les pays impérialistes pour l’accaparement des richesses et des ressources partout sur la planète : occupation militaire de l’Irak et de l’Afghanistan, menaces d’intervention contre l’Iran, soutien sans borne à l’Etat d’Israël malgré la barbarie dont il a fait preuve lors de l’agression militaire contre Gaza.

Dans l'enseignement supérieur français, la mise en place de la LRU et la multiplication de réformes et décrets la complétant ont largement redessiné le paysage universitaire. Dans la France d’après, le « marché du savoir et de la connaissance » remplace peu à peu le service public d’enseignement supérieur. La conséquence : l'éducation à plusieurs vitesses devient la norme. Pour les élites, des pôles ultra compétitifs et concurrentiels. Pour les classes populaires entrées par effraction à l'Université après 1968, des collèges universitaires n'offrant que des Licences hyper-professionalisantes n'ayant aucune valeur à moyen terme sur le marché du travail. En cassant ainsi les diplômes, le gouvernement s'attaque à nos protections collectives. Tout comme le gouvernement renvoie la question de la hausse des salaires à la négociation entreprise par entreprise, il individualise les diplômes pour laisser chaque futur salarié négocier en tête à tête avec son patron. La précarité n'est donc plus simplement le lot quotidien des étudiants, c'est aussi leur seule perspective d'avenir. Alors que le pouvoir d'achat des étudiants ne cesse de baisser, le gouvernement propose des crédits à la consommation pour financer ses études ! Toujours plus soumis à la nécessité de se salarier au détriment de leurs études, les étudiants sont parmi les premières victimes de la crise économique.

Pourtant les résistances sont nombreuses face à cette offensive sans précédent de la classe dirigeante. Depuis mai 2007 les étudiants se sont mobilisés avec vigueur contre la LRU, n'ont eu de cesse de dénoncer les suppressions de poste dans l'Education Nationale, ont lutté au côté des lycéens, ont combattu les expulsions d'étudiants étrangers. Comme l'ensemble du mouvement social, le milieu étudiant n'a pas baissé les bras devant l'arrogance et les attaques de Sarkozy et de son gouvernement. Mais ce dernier a tout fait pour submerger les résistances : en attaquant sur tous les fronts en même temps, il a voulu infliger une défaite majeure au salariat et à la jeunesse. Loin d'y parvenir, Sarkozy ne fait qu'attiser la colère : la mobilisation historique du 29 janvier en est un signe. La résistance des enseignants chercheurs depuis de nombreuses semaines montre la voie sur les facs. Les étudiants sont mobilisés et déterminés. Aujourd'hui le gouvernement tente d'imposer un projet global et cohérent dans les Universités, et face à cela nous devons organiser une riposte à la hauteur des enjeux. Nous devons porter dans le milieu étudiant un projet alternatif et crédible, une rupture radicale avec les politiques libérales à l'œuvre à l’Université Seul un mouvement d'ensemble, majoritaire, unitaire et démocratique permettra de l'emporter et de mettre un coup d'arrêt à l'offensive du gouvernement. A la veille de son 81ème Congrès, l'UNEF est donc mise devant ses responsabilités. Le CPE l'a montré en 2006, la capacité organisationnelle et la force militante de notre syndicat sont des atouts majeurs. Il est temps de les mettre au profit d'une lutte sans concession contre les ravages de la modernisation universitaire. A l'heure où nos camarades syndicalistes antillais nous montrent la voie de la victoire, il est grand temps de suivre l'exemple et de faire de notre Congrès la rampe de lancement d'une riposte qui soit enfin à la hauteur des enjeux et des attaques !


La suite du texte ...

Après le 19 mars ...

Après le 19 mars ...

On continue pour gagner....

Unis et Résolus ...

La journée du 29 janvier a montré le très haut niveau de protestation des salarié(e)s, des jeunes et des retraités contre les réformes imposées par le gouvernement Sarkozy et le refus de faire les frais de la crise économique : salaires, emplois, protection sociale...

Certes nous avons dû attendre trop longtemps pour la suite de cette journée. Mais depuis se sont déroulées les grèves générales en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion... avec les succès que l'on connait ... Et se poursuivent encore les luttes dans la santé, l'Education nationale, la recherche , les services publics , l'automobile et dans de nombreuses entreprises victimes de plan de licenciement. ...

Le 19 mars est une étape décisive pour le développement et l'unification de ces luttes. La population ne s'y trompe pas puisqu'elle soutient à plus de 62% cette journée de mobilisation sociale...

Mais le succès de nos luttes dépendra beaucoup de la suite que voudront proposer les directions syndicales à l'ensemble des salariés, à l'issue de leur rencontre ...Surtout quand on entend les déclaration du premier ministre exprimant son intransigeance.

L'action peut et doit se développer par la rédaction de cahiers de revendications qui unifient tous les salarié(e)s, les précaires, les jeunes ...

pour une augmentation significative des salaires (en Guadeloupe ils ont obtenus 200 €), des minima sociaux et des bourses étudiantes ...

pour un un refus des licenciements

pour une protection sociale de qualité : santé, sécurité sociale, retraites...

pour la défense et l'amélioration des services publics et donc la création de postes et le refus des privatisations...

.../...

Tous les salariés et les syndiqués comprennent bien que pour gagner il faudra continuer à être unis et résolus. Dans plusieurs départements d'ailleurs, comme c'est le cas en Seine Maritime (Le Havre) ou en Haute Loire (Le Puy), des fronts se sont constitués regroupant tous les syndicats, les associations et les partis politiques.

C'est le soucis qu'ont les syndiqués unitaires que nous sommes. Quelles que soient les formes qui plairont le mieux et que les assemblées générales considéreront les plus efficaces : manifestation nationale, généralisation des grèves ou actions spectaculaires, il faudra continuer le mouvement.

Sans attendre les propositions que feront l'ensemble des directions nationales des syndicats, nous vous appelons d'ores et déjà en débattre ( la date et le le lieu seront annoncés par voie de presse et dans les réseaux).

http://syndicalistes35.infos.st/

2 mars 2009

Appel à la jeunesse et aux travailleurs en lutte : Créons un, deux, trois, plusieurs LKP !

Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion…
Ils ont osé! Osons!

Depuis maintenant plus d’un mois les travailleurs guadeloupéens se sont mis en mouvement contre la vie chère, contre la faiblesse de leurs revenus, contre l’exploitation outrancière, contre une gouvernance colonialiste et pour réclamer le droit à une vie meilleure dans un contexte de crise de légitimité profonde du capitalisme. Ils ont été rejoints dans leur lutte par les travailleurs martiniquais en grève depuis le 5 février, et la réunion s’apprête à faire de même à partir du jeudi 5 mars.
Cette irruption sur la scène politique s’est traduite par une grève générale illimitée commencée le 20 janvier à l’appel du LKP (collectif contre l’exploitation regroupant plus d’une quarantaine d’organisations politique, syndicales et culturelles). Ce mouvement, tel une lame de fond a su emporter l’adhésion et le soutien de tout le peuple guadeloupéen, ce qui lui a permis de tenir dans la durée et ce, malgré la répression policière, malgré la stratégie de pourrissement d’un gouvernement craignant de voir un telle subversion contaminer la métropole.
Pourtant, comme en métropole, c’est la question sociale et notamment celle des salaires qui cristallise là aussi les tensions, c’est elle qui est l’enjeu politique majeur en ces temps de crise économique. Aujourd’hui le gouvernement s’évertue à expliquer aux travailleurs et aux travailleuses de ce pays, avec la bénédiction du Medef, que dans le contexte de crise économique, augmenter les salaires serait synonyme de faillite pour de nombreuses entreprises et que la seule solution possible pour accroître les revenus des salariés serait que ceux-ci sacrifient toujours plus de temps de vivre en travaillant toujours plus.
Face à ce chantage dissimulant mal les milliards de profits que continuent d’engranger les entreprises du CAC 40 (si vous n’êtes pas convaincu aller voir les profits de Total pour l’année 2008), les travailleurs et la jeunesse guadeloupéenne ont répondu par la grève générale et ont osé avancé la revendication exigeante des 200 euros d’augmentation pour tous les bas salaires et d’en faire le ciment, la pierre angulaire de leur lutte.

Si la lutte du peuple guadeloupéen est exemplaire c’est parce qu’elle a su articuler trois éléments qui ont créer les conditions d’un renversement du rapport de force en faveur des forces populaires contraignant Sarkozy et le patronat local à sortir de leur intransigeance et de leur mépris néo colonial :
Un cadre d’organisation unitaire : un collectif large rassemblant une multitude d’organisations sur la base d’une plate forme revendicative commune.
Une revendication centrale à la hauteur de l’urgence sociale actuelle : une hausse de 200 euros pour tous les bas salaires.
Une stratégie de lutte seule à même de faire reculer une droite et un patronat de combat : une grève générale reconductible articulant manifs de masse et actions de blocages économiques


Au cours de ces dernières années, la jeunesse a été à la pointe des mobilisations sociales en métropole. Cela n’est ni un hasard ni un rite initiatique par lequel devrait passer tout bon jeune qui se doit. Si la jeunesse est le fer de lance de la résistance sociale c’est d’abord parce qu’elle est en première ligne face à l’offensive néo libérale. C’est d’abord elle qui subie de plein fouet la précarisation du travail, la privatisation des services publics, et la dégradation des conditions d’existence.

Il est donc urgent et nécessaire que les jeunes travailleurs et les jeunes en formation (qui sont souvent les mêmes !) fassent le premier pas, montrent l’exemple à toute la population de métropole en se réappropriant la lutte du peuple guadeloupéen. Aussi, l’enjeu aujourd’hui n’est pas simplement de soutenir la grève des travailleurs antillais mais bien d’ouvrir un nouveau front de lutte en métropole en faisant nôtre la juste revendication des 200 euros d’augmentation pour tous les bas salaires. Cette revendication devrait prendre place dans le cadre d’une plate forme revendicative commune centrée dans un premier temps autour des problématiques de la jeunesse (éducation, université, aides sociales, bourses, logement, emploi, formation professionnelle, etc..)


Le collectif unitaire de jeunesse appelle à manifester tous les mercredi soir à 18 heures pour appuyer ces revendications et construire un cadre de lutte unitaire afin d'obtenir un rapport de force nécessaire à l'obtention de nouveaux acquis sociaux.


Manifestation tous les mercredi à 18 heures place de la mairie.


Exigeons les 200 euros pour tous!!!

Signataires : SLB-Skol Veur, SUD Etudiant, UNEF, Alternative Libertaire, Emgann, JC, MJS, NPA

Appel de la coordination nationale réunie à Angers

Nous étudiants de 57 universités, réunis en coordination nationale à Angers les 28 février et 1er mars appelons à poursuivre et amplifier la mobilisation en cours contre la casse de l’université publique et de nos diplômes.

Le 1er ministre François Fillon a fait de premières annonces en réponse à la mobilisation : réécriture du décret sur le statut des enseignant-chercheurs, pas de suppressions de postes dans l’enseignement supérieur en 2010 et 2011 et la mise en place d’une commission de suivi de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants. Ces annonces sont insuffisantes et ne répondent pas aux principales revendications de la mobilisation qui touche la majorité des universités depuis un mois maintenant.

Les annonces de Fillon prouvent que le gouvernement craint cette mobilisation qui rassemble l’ensemble de la communauté universitaire : enseignants, étudiants et personnels. C’est pourquoi nous appelons les étudiants à poursuivre et à amplifier la grève pour obtenir satisfaction sur nos revendications

Nous exigeons l’abrogation immédiate de la LRU sans conditions, ni négociations. Nous soutenons l’ensemble des revendications de la Coordination Nationale Universitaire (CNU) qui appel à la convergence des luttes de la maternelle à l’enseignement supérieur et pour la première fois à l’abrogation de la LRU. Nous refusons les attaques qui frappent l’enseignement supérieur depuis plusieurs années maintenant et qui visent à soumettre l’université aux besoins des entreprises, à des logiques de compétitivité et de rentabilité. Le Plan campus, le plan licence (qui s’inscrivent dans la logique de la stratégie de Lisbonne et du processus de Bologne) mettent en concurrence les universités entre elles, soumettent le contenu des diplômes aux besoins immédiats du marché, individualisent les diplômes et cassent les garanties collectives des futurs salariés. L’application de la LRU renforce de manière importante cette logique, c’est elle qui permet aujourd’hui la mise en place des nouveaux décrets. C’est pourquoi nous demandons l’abrogation de la LRU et de ses conséquences : le retrait du décret sur l’allocation des moyens, le retrait du contrat doctoral unique. Nous exigeons un système d’aide sociale étudiant sur critères sociaux permettant de lutter contre la sélection sociale à l’université accrue par la LRU.

Nous exigeons le retrait pur et simple du décret sur le statut des enseignant-chercheurs. La mesure de modulation de service, qui est le cœur de cette réforme, va dégrader considérablement les conditions de travail des enseignant-chercheurs en réduisant leurs possibilités de faire de la recherche. Cette mesure va faire de l’enseignement une sanction. En déconnectant l’enseignement de la recherche, la qualité des enseignements et donc de nos diplômes va en pâtir.

Nous exigeons le retrait de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants (réforme dite des IUFM). Cette réforme ne fait que dégrader la formation des enseignants, en ouvrant les concours à bac + 5, elle ne fait qu’augmenter la sélection et en supprimant l’année de stages rémunérés après le concours, elle aggrave la sélection.

Nous appelons donc l’ensemble des enseignants et des étudiants à se mettre en grève et à faire cesser l’ensemble des cours par tous les moyens nécessaires (piquets de grève, blocages, barrages filtrants,...). L’arrêt des cours est le seul moyen pour permettre à tous les étudiants de pouvoir se mobiliser et de pouvoir dégager du temps libre pour construire la mobilisation. Sur les facs, nous devons briser la routine et mettre en place des piquets de grève, chercher à convaincre la majorité des étudiants de s’impliquer activement dans la grève.

La destruction du service public de l’enseignement supérieur, les suppressions de postes, s’inscrit dans une casse générale de tous les services publics (hôpitaux, poste…). L’individualisation de nos diplômes aujourd’hui c’est accroître la mise en concurrence des salariés sur le marché du travail demain (casse de nos statuts, de nos salaires). L’ensemble de nos protections collectives gagné hier est consciemment détruit aujourd’hui par la classe dirigeante.

C’est pour cela que la grève doit être généralisée à l’ensemble des secteurs aujourd’hui victimes de ces attaques. De même que l’ensemble de nos revendications sont légitimes, l’ensemble des revendications des habitants d’Outre-mer doivent être satisfaites. La combativité des travailleurs d’Outre-Mer, dans l’unité contre la classe dirigeante reste un exemple pour le mouvement social en France.

Nous exigeons la régularisation massive et sans conditions de tous les étudiants sans-papiers. Une carte étudiante=une carte de séjour.

Contre la casse du service public d’éducation, de la maternelle à l’université nous soutenons l’appel à la réunion des Etats Généraux de l’enseignement supérieur, pour que les étudiants prennent toute leur place dans la construction d’un projet alternatif progressiste pour l’enseignement supérieur.

Nous appelons l’ensemble de l’éducation, enseignants du primaire et du secondaire, lycéens, à se joindre à nous pour la défense de l’éducation publique, à rejoindre la grève et les manifestations appelées par la coordination des universités. Nous appelons à une journée d’action en direction du reste de l’éducation le mardi 3 Mars : nous invitons l’ensemble des universités à aller distribuer des tracts devant les lycées, les collèges ou les écoles pour les inviter à rejoindre la mobilisation. Nous appelons à une journée de manifestation le jeudi 5 mars.

Nous restons mobilisés pour obtenir :
Abrogation de la LRU
Retrait du plan licence
Retrait de la réforme du statut des enseignants-chercheurs
Retrait de la réforme du recrutement et formation des enseignants
Retrait de la réforme de l’allocation des moyens, pour des financements 100% publics
Pour l’embauche massive de personnel dans l’enseignement supérieur
Pour la mise en place d’un véritable système d’aides sociales étudiant basé sur des critères sociaux
Cadrage national des diplômes
Titularisation de tous les personnels BIATOSS, ainsi que de tous les personnels du CROUS

15 févr. 2009

Appel de la coordination nationale réunie à rennes 2




NON A LA CASSE DE L'UNIVERSITE PUBLIQUE ET DE NOS DIPLOMES !


Nous, étudiants de 63 universités réunis en coordination nationale à Rennes les 14 et 15 février, appelons à amplifier la mobilisation sur les universités par la grève réelle et reconductible des étudiants.


Les enseignants chercheurs exigent le retrait du projet de décret qui vise à transformer profondément leur statut. Cette réforme fait de l’enseignement une sanction. Cela va réduire considérablement la qualité des enseignements, donc celle de nos diplômes et donc celle de nos conditions de travail.

L’enseignement supérieur est frappé par une série d’attaques majeures. Depuis plusieurs années et en particulier depuis l’adoption en catimini de la Loi LRU en 2007, contre laquelle s'était mis en place une forte mobilisation étudiante, une série de mesures visent à transformer profondément l’enseignement supérieur. Les objectifs de la classe dirigeante sont simples : soumettre les universités à des logiques de compétitivité, de rentabilité, les mettant en concurrence les unes avec les autres, les obligeant à recourir aux financements privés.


Nous, étudiants mobilisés, refusons la privatisation des universités et la soumission aux intérêts privés, nous refusons le développement d’un enseignement supérieur à deux vitesses. Nous refusons de nous voir délivrer des diplômes qui ne protègent pas dans le monde du travail et qui conduisent à la précarité. Nous ne serons pas de la chair à patrons.


La LRU est le cheval de bataille commun aux étudiants enseignants et personnels. C'est derrière le mot d'ordre de l'abrogation de la LRU que le mouvement pourra s'unifier.

Face aux attaques actuelles contre l’enseignement supérieur, nous devons bloquer les suppressions de postes et exiger le retrait des réformes suivantes :

        • la LRU

        • celle dite du recrutement et de la formation des enseignants

        • celle dite de l’allocation des moyens

        • celle du statut des enseignants chercheurs

        • celle du contrat doctoral unique


Le mouvement contre le CPE et la Loi sur l'égalité des Chances a démontré que seule la lutte paie.

La mobilisation en cours démontre la volonté de ne pas laisser passer la casse du service public d'enseignement supérieur. Les étudiants doivent s'engager dans la lutte pour défendre les facs, les diplômes et les conditions d'études. Pour gagner sur l'ensemble des revendications, nous avons besoin de généraliser la mobilisation étudiante, de la doter de revendications propres sur lesquelles il est possible de gagner. La semaine qui vient doit permettre de faire passer la mobilisation étudiante d’une mobilisation de solidarité passive à une grève majoritaire, réelle et active des étudiants, seule à même de stopper la logique de libéralisation et de casse du service public d’enseignement supérieur. Aujourd'hui, nous devons amplifier la mobilisation étudiante par la grève, les manifestations, la convergence des luttes.


La mobilisation étudiante doit se poursuivre dans la perspective de généraliser la grève à d’autres secteurs. Après la réussite de la journée de grève et de manifestation du 29 janvier, nous appelons au soutien de toutes les luttes en cours. Nous appelons d'ors et déjà à la nouvelle journée de grève et de manifestation interprofessionnelle à l’appel des syndicats de salariés le 19 mars prochain.


Sans attendre, nous devons poursuivre la grève étudiante, c'est-à-dire la cessation totale et reconductible des cours.

Nous appelons à une journée nationale d’action étudiante le Mardi 17 février, nous appelons à une journée nationale de grève et de manifestation étudiante le Jeudi 19 février.


    • Retrait de la réforme des concours d'enseignement dit de masterisation

    • Retrait du décret de l'allocation des moyens

    • Non aux suppressions de postes dans la fonction publique. Recrutement massif dans l'éducation

    • Retour du cadrage national des diplômes et reconnaissance des diplômes nationaux dans les conventions collectives

    • Pour la mise en place d’un véritable système d’aide sociale étudiant basé sur des critères sociaux

30 août 2008

Journée de mobilisation du 11 septembre.


Réunie le 26 août dans l'après-midi, l'intersyndicale de l'éducation nationale rassemblant la FSU, l'UNSA-Éducation, le SGEN-CFDT, la FERC-CGT, FO, SUD Éducation et la FAEN ainsi que des représentants de l'UNEF a décidé d'appeler à une journée d'action le 11 septembre prochain pour défendre le service public de l'éducation.

Évidemment, une simple journée d'action nationale isolée ne suffira pas à faire reculer la droite au pouvoir, néanmoins, cela constitue un premier rendez-vous à ne pas manquer pour lancer une mobilisation générale dès la rentrée. En effet, il faut revenir sur les suppression de poste dans l'enseignement secondaire et organiser une création de poste correspondant au besoin de la population, il faut également revenir sur les réformes libérales de l'université telles que la LRU et le Plan de Réussite en Licence. Enfin, il faut exiger la rénovation de tous les campus dégradés sans condition, contrairement à ce que prévoit le plan campus actuel qui vise à financer de nouvelles infrastructures pour les établissements qui en ont souvent le moins besoin.

Au delà de mesures immédiates, c'est l'ensemble du modèle éducatif actuel qu'il faut revoir afin qu'il permette à tous non seulement d'accéder à l'éducation mais aussi d'y réussir et ce, de la maternelle jusqu'à l'université.

29 août 2008

Appel de syndicalistes d'Ille et Vilaine

Assez de confusion !
Assez de division !
Appel de syndicalistes d'Ille et Vilaine


Ces derniers mois, nous avons pétitionné et participé à une succession de jounées d'action avec débrayages ou grèves et à des manifestations de rue...
• pour nos salaires, nos retraites, le maintien des 35 h, la défense de la Recherche, de la télé publique, du Contrat de travail et du statut de fonctionnaires et pour le maintien des Hopitaux publics...
• contre les franchises médicales sur les médicaments, les suppressions des postes à France Telécom, Thomson, PSA, La Barre Thomas ... et dans tous les services public à commencer par l'Education nationale.
etc etc
Pourtant ni le gouvernement ni le Medef n'ont bougé.
Et nous syndicalistes avec les salariés , nous en avons assez d'être baladés de jounées d'action en journées d'action éclatées et sans continuité ...
Faute d'une riposte généralisée, le gouvernement fera passer toutes ses contre-réformes...
Et ça, nous ne l'acceptons pas !

Aussi nous appelons l'ensemble des directions syndicales et les salariés qu'ils soient du public ou du privé, à tout mettre en oeuvre pour faire converger les mécontements et fédérer les revendications. Pour que nous fassions front tous ensemble et en même temps à la rentrée.

Quelqu'en soient les formes de cette mobilisation : une grande manifestation unitaire, nationale ou dans chaque ville, en organisant des blocages de la vie économique, ou en reconduisant les gréves dans les entreprises...

27 mai 2008

L'UNEF appelle les étudiants à défendre les aides au logement


Le gouvernement envisage baisser ou de supprimer les aides au logement pour certains étudiants

Dans le cadre de la RGPP, Christine Boutin, ministre du logement, a annoncé le mois dernier sur le site internet du Monde que le gouvernement envisageait de modifier les critères d’attribution et de remettre en cause le caractère universel des aides au logement (APL et ALS) pour les étudiants.
Les aides au logement sont calculées en fonction des revenus propres des étudiants, sont dégressives en fonction des revenus de l'étudiant et d'un montant moyen de 150€ par mois (en contrepartie les parents ne bénéficient pas des allocations familiales). Elles sont pour beaucoup la seule façon de faire face aux dépenses de loyer. 600 000 étudiants (soit plus que le nombre de boursiers) en bénéficient aujourd'hui.
L’UNEF a été reçue jeudi 22 mai par le directeur de cabinet de la ministre pour lui faire part de ses inquiétudes et obtenir des explications sur les intentions du gouvernement en la matière. Ce dernier a confirmé que la réforme des aides au logement à destination des étudiants « est bien un sujet d’études », pour lequel « une décision devrait intervenir avant la fin du mois de juin ». Le gouvernement envisage de prendre désormais en compte les revenus des parents pour attribuer les aides.
En pratique une telle mesure aurait pour effet de baisser ou de supprimer les aides pour 100 000 à 300 000 étudiants! Ce serait une véritable double peine pour tous les étudiants qui, exclus du système de bourse pour cause de revenus parentaux un peu trop élevés, se trouveraient également exclus du bénéfice des aides au logement pour les mêmes raisons.
De plus, alors que le Président de la République s'est engagé à soutenir l'autonomie de la jeunesse, le gouvernement entend s'attaquer à la seule qui prend réellement en compte la situation de l'étudiant. En prenant en compte les revenus parentaux, on tomberait dans le travers des bourses actuelles qui forcent l’étudiant à une dépendance totale vis-à-vis de la famille et qui excluent la majorité d’entre eux de toute aide.
Pour les étudiants, le principal problème des APL et ALS est de ne pas avoir suivi l’augmentation des loyers. Désormais, presque tous les étudiants touchent aujourd’hui le maximum de l’aide prévu. Le souci de l’équité devrait donc amener à en revaloriser le montant, plutôt qu’à en modifier les critères d’attribution. Le véritable objectif d’une telle réforme n’est pas la justice sociale, mais la recherche d’économie sur le dos des étudiants.
Une mesure à même d'aggraver encore la crise du logement étudiant
Avec moins de 7% des étudiants logés en cité universitaire et des loyers qui ont été multiplié par 2 en dix ans, la France connaît déjà une crise majeure du logement étudiant qui est un des principaux obstacles au choix et à la réussite des études. Une remise en cause des APL et ALS risquerait de rendre de nombreux étudiants insolvables face à leurs dépenses de loyer, multiplierait les risques d'impayés et d'étudiants sans domicile ou en situation de mal logement. De plus, elle risque de décourager la construction de logements étudiants face à une population qui ne serait plus solvable.
Les étudiants ne se laisseront pas faire !
Après avoir tenté de remettre en cause les tarifs sociaux à la SNCF, et avoir réformé les bourses au détriment de milliers d'étudiants, le gouvernement cherche de nouvelles sources d’économie sur le dos des étudiants. C'est faire bien peu de cas de la baisse continue du pouvoir d'achat des étudiants depuis 2001 et de la situation dramatique du logement étudiant.
Les étudiants sont déterminés à ne pas se laisser faire. En 1993 et en 2003, des tentatives similaires avaient conduit les étudiants dans la rue pour faire reculer le gouvernement. S'il persiste, le gouvernement ne doit compter ni sur le calendrier ni sur une mesure prise en catimini pour éviter une confrontation.
L'UNEF attend des ministres du logement et de l'enseignement supérieur qu'elles s'engagent sans délai à ne pas remettre en cause le calcul des aides au logement.
L'UNEF lance dès maintenant une campagne nationale de pétitions dans les universités pour le maintien des aides au logement universelles et pour la revalorisation de celle-ci face à l'augmentation des loyers. L’UNEF appelle les étudiants à faire entendre leur voix et à signer cette pétition (www.unef.fr) pour défendre une nouvelle fois les aides au logement qui sont aujourd’hui menacées.

22 avr. 2008

Rapport Pochard sur l'éducation nationale : Porcherie !

Le conseiller d'État Marcel Pochard a récemment rendu le rapport de la commission qu'il présidait sur la "redéfinition du métier d'enseignant". La grande maxime qui semble avoir guidé M. Pochard dans sa rédaction peut se résumer ainsi : "l'égalité réelle c'est ringard, il faudra vous contenter d'une égalité théorique".

Parmi les propositions phares de ce rapport figure la suppression de la carte scolaire, sacrifiée sur l'autel de la "liberté". Hors, qui va profiter de cette liberté nouvelle ? En effet, il est bien connu qu'en France, tous les lycées publiques n'ont pas la même qualité d'enseignement et surtout, pas les mêmes moyens financiers. Plutôt que de s'attaquer à cette situation injuste, M. Pochard et son ministre de tutelle Xavier Darcos préfèrent baisser les bras et abandonner la dernière garantie d'égalité existant entre les élèves, l'égalité géographique, même imparfaite.

Ne nous y trompons pas, la liberté d'inscrire son enfant dans l'établissement de son choix n'existera que pour une minorité de parents. En effet, une fois la carte scolaire supprimée il y aura toujours les mêmes inégalités entre établissements et même si tous les parents pourront faire une demande d'inscription, il n'y aura pas plus de place. Qui pourra alors bénéficier de ces "bonnes places" limitées ? Encore et toujours les familles les plus favorisées, toujours plus capables d'utiliser le système que les familles moins favorisées.

Par conséquent, le seul changement induit par cette suppression sera la suivante : les enfants issues de la classe populaire qui avaient la chance d'habiter dans la zone d'un "bon lycée" n'auront plus automatiquement la possibilité de s'y inscrire. Qualifier ce retour à l'élitisme du début siècle dernier de "nouveauté", c'est prendre les français pour des imbéciles.

La véritable nouveauté serait de donner suffisamment de moyens à l'éducation nationale, de la maternelle jusqu'à l'université, pour garantir un enseignement de qualité pour chacun et permettre ainsi la réussite de tous. Les lycéens, les étudiants comme l'ensemble de la jeunesse ne se contenteront pas de cette "égalité théorique" qu'on nous vend depuis deux siècle.

Une chose est sure, au combat pour la transformation sociale et la conquête de l'égalité réelle , la TUUD répondra présente.

2 avr. 2008

Réévaluation des bourses : attention danger !


Comme chaque année, les étudiants qui souhaitent faire une demande de bourse sur critères sociaux pour l’année universitaire suivante doivent impérativement penser à saisir leur dosier social étudiant avant le 30 avril 2008. Faute de quoi le versement de leur bourse en début d’année, déjà assez aléatoire, risque d’être retardé.

Bien qu’étant largement injuste -car ne tenant compte que de la situation des parents et pas du tout de celle des étudiants- le système des bourses représente la majeure partie de l’aide sociale étudiante et représente un revenu vital pour un grand nombre d’étudiants. La réforme des bourses effectuée cette année par la ministre Pécresse est d’ailleurs loin de régler ce problème de précarité étudiante, bien au contraire.

Certes, cette mesure instaure une augmentation des sommes versés aux étudiants pouvant bénéficier d’une bourse (maximum 161 euros en plus par an pour les boursiers les mieux lotis ce qui est toujours mieux que rien mais loin d’être suffisant) mais elle ne règle pas le problème de l’injustice des critères d’attribution ni n’augmente le nombre total de boursiers.

Pire, en réduisant l’importance de certains critères d’attribution comme le handicap ou le fait d’avoir des enfants ou des parents à charge, cette mesure va faire perdre leur droit à une bourse à un certain nombre d’étudiants et faire chuter le niveau de cette bourse pour plusieurs autres. On le voit, l’aumône donner avec réticence de la main gauche est vite reprise par la main droite.

La nécessité d’une révolution sociale et pédagogique dans l’enseignement supérieur se fait donc sentir de manière d’autant plus pressante. On ne règlera pas les problèmes de toute une génération de jeunes précarisés avec des mesurettes et quelques tours de prestidigitation. Pour cela, il faudra instaurer un nouveau système de sécurité sociale de la jeunesse permettant à tous de réussir. Bien évidemment, un tel changement social ne pourra être pleinement effectué que si toute la société y participe, pour sortir de l’impasse dans laquelle nous confine la société capitaliste et le dogme libérale il faudra une action concertée des travailleurs, des étudiants et des lycéens.

La Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique fera tout pour mettre en place les conditions de cette union afin que cette transformation sociale au service du plus grand nombre puisse avoir lieu, à l’université comme ailleurs.

Plus d'infos :
- site du CNOUS ;
- sur le site de l'UNEF.

3 mars 2008

Analyse du plan de "réussite en licence"

Alors que la mobilisation contre la LRU s’est à peine éteinte dans nos campus, Mme Pecresse a annoncé les grandes lignes de son premier chantier : le Plan « Réussir en licence ». Ce chantier avait déjà été annoncé cet été pendant les pseudos concertations avec les différents acteurs universitaires.

Pendant le mouvement pour l’abrogation de la LRU, bien souvent nous avons expliqué que cette loi était en quelque sorte les fondations de la maison libérale. Ainsi, la libéralisation de l’enseignement supérieur se fera brique par brique sur ces fondations....

Pour lire l'analyse complète du plan licence :
cliquez ici.

Le bulletin de février est sorti !


Lors de chaque Collectif National de l'UNEF (une fois tout les 4 mois), la Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique publie un bulletin de tendance afin de donner son opinion sur les questions qui y sont abordées.
Ci-dessous vous trouverez l'édito du numéro du CN de février ainsi que le bulletin au format PDF. Bonne lecture.

Edito :

Les mobilisations des étudiants et des cheminots du premier semestre ont permis de prouver qu’il était possible de résister à Sarkozy et son projet. C’en est fini de l’état de grâce ! Ces mobilisations sont des points d’appui pour la suite : le mouvement contre la LRU a montré que les étudiants refusaient la privatisation des universités.
Cependant, la réalité concrète au niveau des facs s’impose : la LRU constitue un recul important. Elle permet d’introduire des financements privés, d’accroître la présence patronale dans les conseils et de creuser les inégalités entre universités, entre filières et entre étudiants. Le gouvernement continue à appliquer peu à peu son programme de casse sociale tous azimuts.
Dans le contexte électoral sur les universités, comment l’UNEF doit-elle organiser la résistance ? Nous devons expliquer le projet des libéraux pour conscientiser et remobiliser les étudiants, en partant de l’opposition à l’Opération Campus...

La suite ici !

10 janv. 2008

Le pire serait de s’habituer



Le pire serait de s’habituer

Samedi 19 janvier 2008

Journée européenne d’action contre l’enfermement
des personnes sans papiers dans
des centres de rétention (CRA)

C’est toute l‘Europe qui est de plus en plus hostile aux étrangers, qui se transforme en une forteresse cadenassée et multiplie les lieux d’enfermement : ainsi des camps de « tri » des demandeurs d’asile se mettent en place en Lybie et aux frontières de l’Est.
Le projet de directive européenne qui sera soumis au Parlement européen prévoit une rétention administrative pouvant atteindre 18 mois et une interdiction de séjour en Europe de 5 ans pour les personnes expulsées. Les députés européens doivent refuser cette directive ! (appel à signer : www.directivedelahonte.org)

En France, ce sont 1800 places dans 24 centres de rétention administrative (CRA de 8 à 280 places), en tout 2400 places avec les locaux provisoires de rétention. Les CRA sont le plus souvent inconnus du public, qu’ils soient en pleine ville ou près des aéroports. Mais ils enferment de plus en plus de personnes : 31 232 personnes en 2006 dont 197 enfants, près de 300 enfants en 2007, beaucoup étant nés en France.
C’est le résultat de la politique du chiffre, 25000 reconduites décidées par le gouvernement pour 2007, 26000 pour 2008.
Mais c’est aussi de rétention qu’il s’agit quand on entasse des personnes dans les « zones d’attente » - officiellement hors du territoire français - comme à l’aéroport de Roissy la semaine passée : environ 150 demandeurs d’asile, principalement tchétchènes, étaient maintenus dans la zone internationale dans des conditions inhumaines.

Depuis 2 semaines, les personnes retenues aux CRA du Mesnil-Amelot et de Vincennes, ont entamé des grèves de la faim, brutalement réprimées : outre leurs conditions de rétention, elles dénoncent cette chasse à l’étranger au mépris du droit à la vie privée et des risques encourus par certains.

À Rennes, un Centre de rétention près de l’aéroport de St Jacques de la Lande a été ouvert en août 2007 (60 places dont deux cellules pour familles avec enfants) : déjà plus de 500 personnes, dont enfants, y ont été enfermées. La police arrête les sans papiers à leur domicile ou à la préfecture ; les contrôles au faciès se multiplient aux abords de la gare, des associations, comme les Restos du Cœur ou la Croix Rouge, des lieux de culte.

Les organisations signataires appellent le samedi 19 janvier :

à 14h - MANIFESTATION
place de la Mairie à RENNES

à 16h - RASSEMBLEMENT au CRA
(bus 57 derrière la poste, arrêt Parc des expositions)

Les étrangers ne sont pas dangereux mais en danger !
Et nous aussi, si nous laissons faire des horreurs prétendument en notre nom.
NON au délit de sans papiers !
NON à l’enfermement des étrangers !
NON AUX EXPULSIONS !
Le pire serait de s’habituer et de laisser faire.

Premiers signataires : RUSF, MRAP, Amitiés kurdes de Bretagne,