Qu'est-ce que la TUUD ?

La Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique est une tendance de l'UNEF créée à l'occasion de son 80ème congrès, en février 2007.
En rupture radicale avec toutes les réformes libérales de l'Enseignement Supérieur, et dans la volonté de mettre fin à la précarisation sans cesse grandissante de la jeunesse, nous nous battons pour construire un syndicat combatif, constructif , unitaire et démocratique, seul à même d'imposer un projet alternatif dans la jeunesse. Nous agissons au quotidien pour défendre les droits étudiants, individuellement comme collectivement. Convaincus de la solidarité nécessaire dans le mouvement social, nous défendons un syndicalisme indépendant en lien avec les luttes des salariés et des lycéens, un syndicalisme féministe et internationaliste.
Nous animons les AGE d'Aix, d'Amiens, Chambéry, Clermont, Dijon, Paris 5 et Perpignan, et sommes présents dans les AGE de Angers, Artois, Besançon, Grenoble, Lille, Lyon, Metz, Nancy, Nantes, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Paris 1, Paris 3, Paris 6, Paris 7, Paris 8, Paris 10, Paris 13, ...

Info importante

Réunion RUSF : tous les Mardis 18h30 Salles F Campus Villejean

Appel des syndicalistes d'Ille et Vilaine

3 mars 2008

Analyse du plan de "réussite en licence"

Alors que la mobilisation contre la LRU s’est à peine éteinte dans nos campus, Mme Pecresse a annoncé les grandes lignes de son premier chantier : le Plan « Réussir en licence ». Ce chantier avait déjà été annoncé cet été pendant les pseudos concertations avec les différents acteurs universitaires.

Pendant le mouvement pour l’abrogation de la LRU, bien souvent nous avons expliqué que cette loi était en quelque sorte les fondations de la maison libérale. Ainsi, la libéralisation de l’enseignement supérieur se fera brique par brique sur ces fondations....

Pour lire l'analyse complète du plan licence :
cliquez ici.

Le bulletin de février est sorti !


Lors de chaque Collectif National de l'UNEF (une fois tout les 4 mois), la Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique publie un bulletin de tendance afin de donner son opinion sur les questions qui y sont abordées.
Ci-dessous vous trouverez l'édito du numéro du CN de février ainsi que le bulletin au format PDF. Bonne lecture.

Edito :

Les mobilisations des étudiants et des cheminots du premier semestre ont permis de prouver qu’il était possible de résister à Sarkozy et son projet. C’en est fini de l’état de grâce ! Ces mobilisations sont des points d’appui pour la suite : le mouvement contre la LRU a montré que les étudiants refusaient la privatisation des universités.
Cependant, la réalité concrète au niveau des facs s’impose : la LRU constitue un recul important. Elle permet d’introduire des financements privés, d’accroître la présence patronale dans les conseils et de creuser les inégalités entre universités, entre filières et entre étudiants. Le gouvernement continue à appliquer peu à peu son programme de casse sociale tous azimuts.
Dans le contexte électoral sur les universités, comment l’UNEF doit-elle organiser la résistance ? Nous devons expliquer le projet des libéraux pour conscientiser et remobiliser les étudiants, en partant de l’opposition à l’Opération Campus...

La suite ici !

10 janv. 2008

Le pire serait de s’habituer



Le pire serait de s’habituer

Samedi 19 janvier 2008

Journée européenne d’action contre l’enfermement
des personnes sans papiers dans
des centres de rétention (CRA)

C’est toute l‘Europe qui est de plus en plus hostile aux étrangers, qui se transforme en une forteresse cadenassée et multiplie les lieux d’enfermement : ainsi des camps de « tri » des demandeurs d’asile se mettent en place en Lybie et aux frontières de l’Est.
Le projet de directive européenne qui sera soumis au Parlement européen prévoit une rétention administrative pouvant atteindre 18 mois et une interdiction de séjour en Europe de 5 ans pour les personnes expulsées. Les députés européens doivent refuser cette directive ! (appel à signer : www.directivedelahonte.org)

En France, ce sont 1800 places dans 24 centres de rétention administrative (CRA de 8 à 280 places), en tout 2400 places avec les locaux provisoires de rétention. Les CRA sont le plus souvent inconnus du public, qu’ils soient en pleine ville ou près des aéroports. Mais ils enferment de plus en plus de personnes : 31 232 personnes en 2006 dont 197 enfants, près de 300 enfants en 2007, beaucoup étant nés en France.
C’est le résultat de la politique du chiffre, 25000 reconduites décidées par le gouvernement pour 2007, 26000 pour 2008.
Mais c’est aussi de rétention qu’il s’agit quand on entasse des personnes dans les « zones d’attente » - officiellement hors du territoire français - comme à l’aéroport de Roissy la semaine passée : environ 150 demandeurs d’asile, principalement tchétchènes, étaient maintenus dans la zone internationale dans des conditions inhumaines.

Depuis 2 semaines, les personnes retenues aux CRA du Mesnil-Amelot et de Vincennes, ont entamé des grèves de la faim, brutalement réprimées : outre leurs conditions de rétention, elles dénoncent cette chasse à l’étranger au mépris du droit à la vie privée et des risques encourus par certains.

À Rennes, un Centre de rétention près de l’aéroport de St Jacques de la Lande a été ouvert en août 2007 (60 places dont deux cellules pour familles avec enfants) : déjà plus de 500 personnes, dont enfants, y ont été enfermées. La police arrête les sans papiers à leur domicile ou à la préfecture ; les contrôles au faciès se multiplient aux abords de la gare, des associations, comme les Restos du Cœur ou la Croix Rouge, des lieux de culte.

Les organisations signataires appellent le samedi 19 janvier :

à 14h - MANIFESTATION
place de la Mairie à RENNES

à 16h - RASSEMBLEMENT au CRA
(bus 57 derrière la poste, arrêt Parc des expositions)

Les étrangers ne sont pas dangereux mais en danger !
Et nous aussi, si nous laissons faire des horreurs prétendument en notre nom.
NON au délit de sans papiers !
NON à l’enfermement des étrangers !
NON AUX EXPULSIONS !
Le pire serait de s’habituer et de laisser faire.

Premiers signataires : RUSF, MRAP, Amitiés kurdes de Bretagne,