Le gouvernement envisage baisser ou de supprimer les aides au logement pour certains étudiants
Info importante
Analyse du plan "Réussite en Licence"
Appel pour un référendum sur le traité européen
Alerte Contre la Guerre - Le Site - Signez l'Appel
27 mai 2008
L'UNEF appelle les étudiants à défendre les aides au logement
Catégorie : Campagne, Mobilisation, TUUD
22 avr. 2008
Rapport Pochard sur l'éducation nationale : Porcherie !
Parmi les propositions phares de ce rapport figure la suppression de la carte scolaire, sacrifiée sur l'autel de la "liberté". Hors, qui va profiter de cette liberté nouvelle ? En effet, il est bien connu qu'en France, tous les lycées publiques n'ont pas la même qualité d'enseignement et surtout, pas les mêmes moyens financiers. Plutôt que de s'attaquer à cette situation injuste, M. Pochard et son ministre de tutelle Xavier Darcos préfèrent baisser les bras et abandonner la dernière garantie d'égalité existant entre les élèves, l'égalité géographique, même imparfaite.
Ne nous y trompons pas, la liberté d'inscrire son enfant dans l'établissement de son choix n'existera que pour une minorité de parents. En effet, une fois la carte scolaire supprimée il y aura toujours les mêmes inégalités entre établissements et même si tous les parents pourront faire une demande d'inscription, il n'y aura pas plus de place. Qui pourra alors bénéficier de ces "bonnes places" limitées ? Encore et toujours les familles les plus favorisées, toujours plus capables d'utiliser le système que les familles moins favorisées.
Par conséquent, le seul changement induit par cette suppression sera la suivante : les enfants issues de la classe populaire qui avaient la chance d'habiter dans la zone d'un "bon lycée" n'auront plus automatiquement la possibilité de s'y inscrire. Qualifier ce retour à l'élitisme du début siècle dernier de "nouveauté", c'est prendre les français pour des imbéciles.
La véritable nouveauté serait de donner suffisamment de moyens à l'éducation nationale, de la maternelle jusqu'à l'université, pour garantir un enseignement de qualité pour chacun et permettre ainsi la réussite de tous. Les lycéens, les étudiants comme l'ensemble de la jeunesse ne se contenteront pas de cette "égalité théorique" qu'on nous vend depuis deux siècle.
Une chose est sure, au combat pour la transformation sociale et la conquête de l'égalité réelle , la TUUD répondra présente.
Catégorie : Campagne, Lycée, Mobilisation, TUUD
3 mars 2008
Analyse du plan de "réussite en licence"
Pendant le mouvement pour l’abrogation de la LRU, bien souvent nous avons expliqué que cette loi était en quelque sorte les fondations de la maison libérale. Ainsi, la libéralisation de l’enseignement supérieur se fera brique par brique sur ces fondations....
Pour lire l'analyse complète du plan licence :
cliquez ici.
Catégorie : Campagne, Mobilisation, TUUD
10 janv. 2008
Le pire serait de s’habituer

Le pire serait de s’habituer
Samedi 19 janvier 2008
Journée européenne d’action contre l’enfermement
des personnes sans papiers dans
des centres de rétention (CRA)
C’est toute l‘Europe qui est de plus en plus hostile aux étrangers, qui se transforme en une forteresse cadenassée et multiplie les lieux d’enfermement : ainsi des camps de « tri » des demandeurs d’asile se mettent en place en Lybie et aux frontières de l’Est.
Le projet de directive européenne qui sera soumis au Parlement européen prévoit une rétention administrative pouvant atteindre 18 mois et une interdiction de séjour en Europe de 5 ans pour les personnes expulsées. Les députés européens doivent refuser cette directive ! (appel à signer : www.directivedelahonte.org)
En France, ce sont 1800 places dans 24 centres de rétention administrative (CRA de 8 à 280 places), en tout 2400 places avec les locaux provisoires de rétention. Les CRA sont le plus souvent inconnus du public, qu’ils soient en pleine ville ou près des aéroports. Mais ils enferment de plus en plus de personnes : 31 232 personnes en 2006 dont 197 enfants, près de 300 enfants en 2007, beaucoup étant nés en France.
C’est le résultat de la politique du chiffre, 25000 reconduites décidées par le gouvernement pour 2007, 26000 pour 2008.
Mais c’est aussi de rétention qu’il s’agit quand on entasse des personnes dans les « zones d’attente » - officiellement hors du territoire français - comme à l’aéroport de Roissy la semaine passée : environ 150 demandeurs d’asile, principalement tchétchènes, étaient maintenus dans la zone internationale dans des conditions inhumaines.
Depuis 2 semaines, les personnes retenues aux CRA du Mesnil-Amelot et de Vincennes, ont entamé des grèves de la faim, brutalement réprimées : outre leurs conditions de rétention, elles dénoncent cette chasse à l’étranger au mépris du droit à la vie privée et des risques encourus par certains.
À Rennes, un Centre de rétention près de l’aéroport de St Jacques de la Lande a été ouvert en août 2007 (60 places dont deux cellules pour familles avec enfants) : déjà plus de 500 personnes, dont enfants, y ont été enfermées. La police arrête les sans papiers à leur domicile ou à la préfecture ; les contrôles au faciès se multiplient aux abords de la gare, des associations, comme les Restos du Cœur ou la Croix Rouge, des lieux de culte.
Les organisations signataires appellent le samedi 19 janvier :
à 14h - MANIFESTATION
place de la Mairie à RENNES
à 16h - RASSEMBLEMENT au CRA
(bus 57 derrière la poste, arrêt Parc des expositions)
Les étrangers ne sont pas dangereux mais en danger !
Et nous aussi, si nous laissons faire des horreurs prétendument en notre nom.
NON au délit de sans papiers !
NON à l’enfermement des étrangers !
NON AUX EXPULSIONS !
Le pire serait de s’habituer et de laisser faire.
Premiers signataires : RUSF, MRAP, Amitiés kurdes de Bretagne,
Catégorie : Campagne, Mobilisation, TUUD
13 déc. 2007
Alerte Contre la Guerre
Nous sommes alerté-e-s par la surenchère des va-t-en-guerre aux USA et en Europe et par l'escalade guerrière au Proche et au Moyen Orient ;
Nous sommes conscient-e-s de l'implication de la France et de l'Europe dans les crises de cette région ;
Nous sommes inquièt-e-s des conséquences meurtrières des politiques qui y sont menées ainsi que des conséquences sur l'ensemble de la planète de la poursuite et de l'extension de ces politiques de guerre et de domination ;
Nous lançons un appel à toutes et tous, aux associations, mouvements, organisations politiques et syndicales, collectifs d'artistes, groupes et individus ;
Afin de construire ensemble, sans attendre, un large mouvement d'opposition à la guerre et aux politiques guerrières.
En France et en Europe, Opposons nous aux Logiques de Guerre
- Contre toute participation de la France aux politiques d'agression et de guerre ; Contre l'alignement de la politique française sur les politiques d'hégémonie des Etats-Unis et sur la politique coloniale israélienne.
- Contre les menaces d'extension de la guerre à l'Iran, à la Syrie, au Liban ou ailleurs. Pour une paix juste dans l'ensemble de la région, pour la fin des occupations en Palestine, en Irak, en Afghanistan.
- Contre toutes les politiques du chaos, de la guerre et du colonialisme au Moyen-Orient ; contre la logique de la guerre des civilisations et pour le respect entier et impartial du droit international.
Solidaires de toutes celles et tous ceux qui combattent pour la justice, la démocratie et les droits humains, nous refusons que leur cause soit utilisée comme prétexte pour justifier les politiques de guerre et d'agression. Les bombes et les bottes des armées d'occupation sont des obstacles à tout progrès dans le combat pour les droits des peuples, pour la justice et pour la paix.
À partir de ce socle commun, nous invitons à venir construire ensemble ce mouvement. Il se veut le plus large possible, il n'est la propriété de personne et doit permettre à chacune et à chacun de se l'approprier.
Premiers signataires :
ACG (Agir Contre la Guerre), Americans Against the War (AAW), Argentin-e-s à l'étranger, ATTAC France, Les Alternatifs, Brussel Tribunal, Génération Palestine, CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la protection du Peuple Palestinien, CMF (Collectif des Musulmans de France), Capjpo-Europalestine, Convergences Citoyennes, Coordination des Collectifs antilibéraux, Droits Devant, Femmes en noir, FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), IREP (Institut Européen pour la Paix), Mouvement des Indigènes de la République, UJFP (Union Juive Française pour la Paix), Tymat-Liban, Sopirak, Stop-Précarité, Alternative Libertaire, Sierra Maestra, Nanterre-Palestine, La Guerre Tue (Toulouse), Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF)...
Catégorie : Campagne, International, Mobilisation, TUUD
7 déc. 2007
Imposer un autre projet :

Un enseignement supérieur de qualité accessible à tous !
Aujourd'hui, un étudiant sur deux est obligé de se salarier pour financer ses études. La précarisation de la jeunesse n'est plus à démontrer, c'est la seule catégorie sociale à na bénéficier d'aucun statut. Par ailleurs, l’enseignement manque de moyens financiers au niveau des CROUS et financiers au niveau du personnel de l’université où il a été annoncé des suppressions massives de postes.
Alors que Sarkozy annonce qu'il va donner 15 milliards à l'enseignement supérieur et à la recherche, aucune modalité de répartition des cet argent n'a été évoqué :
- Cet argent sera-t-il public ou seront-ce des crédits d’impôt, c’est-à-dire des subventions déguisées au privé ?
- Comment sera-t-il distribué si les facs sont autonomes et mises en concurrence ?
Ce qui peut-être envisageable c'est une légère augmentation dans pas mal d'universités et pour les pôles d'excellence, un gros pactole. Ce qui fait des inégalités entre les universités.
Sur la question d’un cadrage national du diplôme, c’est une annonce qui reste aussi très floue. Le cadrage national serait probablement sur les intitulés et les modalités de contrôle de connaissance (MCC) mais pas sur le contenu car le LMD et la LRU mettent en place une autonomie pédagogique. Et cela n’empêche en rien la mise en concurrence des universités.
Les 11 millions prévu pour la création d’un 6ème échelon de bourse pour 100.000 boursiers et 50.000 boursiers supplémentaires sont bien loin des 10 milliards pour la création d’une allocation d’autonomie pour la jeunesse.
Aucune des mesures annoncées par le gouvernement ne vide la LRU de son contenu et ce ne sont pas non plus des garde-fous. Bien au contraire, la LRU accentue les inégalités.
Face à ces attaques, i faut opposer un projet fort et ambitieux. Le statut social de la jeunesse doit être au centre de celui-ci. Gel des frais d’inscription (depuis 2001, ils ont plus que doublés), plafonnement des loyers et multiplication des logements étudiants, transports urbains gratuits, accès à la santé, à la culture, tous ces éléments sont essentiels.
Mais la pierre angulaire de ce statut est la mise en place d’une allocation d’autonomie pour tous les jeunes en formation ou en insertion professionnelle. Financé par une branche jeunesse de la sécurité sociale et d’un montant d’au moins 900€ pour tous, un tel présalaire permettrait l’accès de toutes et tous à l’éducation et l’acquisition d’une réelle autonomie pour tous les jeunes. Il faut défendre des diplômes nationaux reconnus par les conventions collectives.
Bref, il faut s’opposer sans concessions à toutes les réformes libérales et défendre un véritable service public de l’enseignement.
Catégorie : Campagne, LRU, Mobilisation, TUUD
3 déc. 2007
Le décès de la Recherche Publique Française
L'Assemblée générale réunissant des étudiants de l'IEP de Rennes a l'immense chagrin de vous faire part du décès de la Recherche Publique Française. Alors même qu'elle amorçait un nouveau cycle de vie, la Loi Libertés et Responsabilités des Universités du gouvernement français lui a porté un coup fatal.
Ces mêmes étudiants invitent tous les chercheurs et étudiants rennais ainsi que tous les citoyens voulant LUI rendre un dernier hommage à se joindre, *mardi 4 décembre*, à la *marche commémorative qui partira de l'Institut d'Etudes Politiques à 18h 30*, pour se recueillir devant deux lieux qu'Elle affectionnait : Dans un premier temps le CRAPE ( *Centre de recherches sur l’action politique en Europe* hébergé dans l'IEP), puis devant la Délégation régionale du CNRS, rue de Paris.
Nous demandons aux participants de respecter notre deuil, dans une grande dignité ; une musique de circonstance accompagnera notre marche.Les chercheurs, citoyens les plus touchés par ce drame seront invités à tenir la tête de la procession.
Catégorie : Campagne, LRU, Mobilisation, TUUD
2 déc. 2007
Appel de la coordination nationale de Nantes
Appel de la coordination nationale de Nantes
Le mouvement contre la Loi Pécresse continue.La mobilisation importante a contraint la Ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a un déblocage de moyens pour l’Université. Cela n’est pas une réponse à la revendication première d’abrogation de la Loi d’autonomie des Universités des étudiant-e-s mobilisé-e-s depuis plus d’un mois. La mission sur le cadrage national des diplomes n’apporte aucune garantie législative. Les annonces budgétaires de 20 milliards d’euros demeurent insuffisantes (10% de plus de budget par an) face à la pénurie de moyens dans les Universités, et rien ne garantit que ces promesses soient réalisées d’ici 2012. Par ailleurs, le financement public de l’enseignement supérieur ne peut pas se faire par la privatisation rampante d’EDF (en vendant des actions come le propose Nicolas Sarkozy).
Tout cela ne change rien au coeur de la Loi. L’autonomie budgétaire des Universités, l’introduction forte des entreprises privées et leur influence dans leur contenu des cours en contrepartie de fonds privés, l’octroi d’un pouvoir arbitraire aux présidents d’Uniersité, le risque d’une hausse des frais d’inscription, la précarisation généralisée du personnel enseignant et administratif sont toujours présentes dans la LRU. Par conséquent, nous réaffirmons notre opposition à la loi Pécresse et nous condamnons les négociations de la direction nationale de l’Unef.
La LRU n’est ni amendable, ni négociable, que ce soit sur un plan local ou national. Depuis le début de la lutte, c’est la position de toutes les assemblées générales et de la coordination nationale, seules instances représentatives des étudiant-e-s mobilisé-e-s.
Si nous nous battons pour l’abrogation de la LRU, c’est parce que nous nous battons pour le droit à l’éducation pour tous, et contre la destruction du service public. étudiant-e-s et lycéen-ne-s, avec la LRU et les 11 500 suppressions de postes dans l’education, c’est notre avenir qui est menacé. Exiger l’abrogation implique donc de lutter pour une augmentation massive du budget de l’enseignement supérieur, pour la création des milliers de postes dont il y a besoin, pour de vrais diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, pour l’égalité entre Français-e-s et Etranger-e-s dans l’accès aux études, pour la gratuité des enseignements et pour la redistribution interne des financements de la Recherche. Cela implique aussi de lutter pour une augmentation massive des aides sociales, et d’être solidaires des salarié-e-s qui luttent en ce moment pour une amélioration de leur pouvoir d’achat. Nous appelons à la tenue d’Etats-Généraux de l’enseignement supérieur pour formuler des propositions en positif face au projet du gouvernement avec les acteurs de la communauté universitaire (les enseignants, les chercheurs, les Biatoss) et de leurs mouvements (SLR, SLU). De telles propositions sont de toutes façons, pour nous, subordonnées à l’abrogation de la LRU.
Il est possible de gagner, de faire reculer le gouvernement sur nos revendications. SNCF et RATP, Air France, EDF-GDF, avocats, salariés de la fonction publique... Sarkozy a beau dire qu’il ne reculera pas face à nous, lui et son gouvernement ont été affaiblis par les grèves. La réussite de la journée de grève du 20 novembre a montré qu’il existait une volonté de lutte dans de larges secteurs de la jeunesse et du monde du travail.
En effet, la LRU n’est pas une loi isolée mais fait partie d’un contexte de casse généralisée du service public dû à une libéralisation grandissante de la société et de l’économie française, ce que nous condamnons. Face à un Etat autoritaire, qui joue sur l’usure du mouvement contestataire, et constatant l’échec des négociations SNCF, nous annonçons que nous allons combattre et que nous réfléchirons à l’interruption du mouvement uniquement lors de l’officialisation de l’abrogation de la loi Pécresse.
Pour cela, la coordination nationale appelle les étudiant-e-s à approfondir et amplifier la mobilisation dans les campus, à créer des assemblées générales communes avec les enseignant-e-s et les personnels afin de consolider les liens en vue d’arriver à une cooordination nationale de l’enseignement supérieur. Les lycéen-ne-s doivent se mobiliser encore plus massivement. Et lycéen-ne-s et étudiant-e-s doivent chercher la convergence avec les travailleurs, en premier lieu ceux de l’Education Nationale, notamment dans les universités et dans les lycées.
La plupart des présidents d’université étant en faveur de la LRU, ils n’hésitent pas à recourir à la répression pour briser la mobilisation. Les fermetures administratives, les interventions policières... ne répondent pas à de prétendus « problèmes de sécurité » : elles visent à nous empêcher de nous mobiliser, c’est-à-dire nous priver de notre droit de nous révolter. Nous condamnons toutes les interventions policières et les arrestations. Nous exigeons l’amnistie de tous les inculpé-e-s des mouvements sociaux, y compris ceux du mouvement cheminot. Nous exigeons la réouverture de toutes les universités fermées administrativement, et le retrait de toutes les forces répressives (polices, vigiles privés...) qui occupent actuellement des universités. Nous réclamons la démission des présidents d’universités ayant fait appel à la répression et collaboré à l’expulsion de sans-papiers.
La semaine dernière, le mouvement a été veritablement victime d’un durcissement de la répression. Le recteur de l’academie de Nantes a interdit la tenue d’Assemblée générale dans les lycées. Les charges de CRS ont été particulièrement dures à l’encontre des manifestants ; un mineur a été gravement blessé à l’oeil par un tir de flashball.
Face à cette situation, nous réaffirmons que le droit de réunion, le droit de manifestation et de grève doivent exister pour tous, y compris les étudiants et les lycéens.
Suspendre les cours est le seul moyen efficace pour que tous les étudiant-e-s, notamment les boursiers, puissent se réunir et décider ensemble de se mobiliser. Sans piquets de grève votés dans des Assemblées Générales massives, les étudiant-e-s ne disposent pas réellement de droit de grève. Sans occupation des locaux, ils ne disposent pas véritablement du droit de se réunir. Face aux tentatives de faire reprendre les cours par l’intermédiaire des référendums, nous réaffirmons la seule légitimité des Assemblées Générales pour décider des suites du mouvement : c’est dans les AG que les informations, les différents points de vue peuvent être échangés et que les étudiant-e-s peuvent voter en connaissance de cause. C’est aux grévistes d’organiser eux-mêmes la prise de décision et non aux présidences d’université, qui pour la plupart soutiennent la réforme. Nous appelons donc au boycott des votes organisés par les administrations universitaires.
Les annonces du gouvernements, présentées par des organisations syndicales comme une raison d’arrêter le mouvement, tout comme la répression généralisée, visent à nous isoler. Loin de nous résigner à ce risque d’isolement, nous réaffirmons que notre mouvement a vocation à s’étendre dans les universités, dans la jeunesse et dans le monde du travail.
Le projet du gouvernement est de détruire l’ensemble des acquis sociaux. Face à ce projet, c’est ensemble que nous gagnerons : nous devons construire un mouvement d’ensemble des jeunes et des salarié-e-s pour riposter à l’offensive du gouvernement.
Nous appelons à un véritable service public dans tous les domaines : éducation, santé, transports, protection sociale ce qui implique un réengagement massif de l’Etat dans le financement de l’enseignement supérieur et la recherche, la titularisation des précaires, l’augmentation des salaires et du point d’indice dans la fonction publique....
Nous appelons à une manifestation massive le 6/12 pour que le mouvement montre sa force et qu’il encourage plus d’étudiant-e-s et de lycéen-ne-s ainsi que d’autres secteurs à nous rejoindre dans la lutte : nous appelons à une manifestation massive pour assurer la visibilité du mouvement et son élargissement vers d’autres secteurs. Nous appelons en particulier les personnels de l’université à nous rejoindre dans cette manifestation dans des cortèges communs.
Nous appelons désormais à la tenue de coordinations nationales de l’enseignement supérieur qui inclueraient les étudiant-e-s et les personnels de l’université.
Nous appelons à participer à toutes les initiatives d’autres secteurs en lutte contre le gouvernement et sa politique, en particulier à la manifestation des chômeurs et des précaires du 8/12.
Nous proposons une prochaine date de manifestation interprofessionnelle le 11 (ou 13)/12, et nous adressons en ce sens à l’ensemble des salariés et de leurs organisations.
Catégorie : Campagne, LRU, Mobilisation, TUUD
1 déc. 2007
Étudiants étrangers : ni sélection, ni expulsions !
Réunion du RUSF 35 tous les mardis 18h30 Campus Villejean - Salles F
Depuis la rentrée de 2004, un large mouvement de défense des jeunes sans-papiers scolarisés et de leur famille a vu le jour. Le réseau éducation sans frontières a permis à de nombreux élèves de sortir de l’isolement et de mener une lutte pour leur régularisation et celle de leur famille, pour gagner le droit de vivre en France.
Le risque pour un jeune d’être éloigné de force du territoire français ne s’arrête pas aux portes des établissements scolaires. Dans l’enseignement supérieur, nous assistons depuis plusieurs années à la dégradation de la situation des étudiants étrangers : conditions d’accueil déplorables, difficultés sociales et précarité administrative.
Être étudiant sans-papiers c’est d’abord encourir le risque de se voir refuser une inscription dans un établissement d’enseignement supérieur malgré une inscription pédagogique en raison du défaut de papiers ou de visas long séjour. Mais même pour ceux qui réussissent à s’inscrire, les difficultés restent considérables : peur permanente de l’interpellation et de la reconduite à la frontière, difficultés pour se loger, se soigner, travailler, vivre... Réussir ses études dans ces conditions relève de l’exploit et les échecs sont nombreux.
Les cas d’étudiants sans-papiers se multiplient également pour ceux qui sont régulièrement inscrits au sein d’établissements d’enseignement supérieur et disposaient de papiers. En effet, l’étudiant étranger est sans cesse menacé par l’intrusion des préfectures dans son cursus universitaire et dans sa vie privée. Les préfectures refusent ainsi de renouveler les titres de séjour des étudiants prétextant l’insuffisance de ressources, l’absence de logement ou s’arrogeant un droit de regard sur leur parcours universitaire. Elles jugent seules, de façon arbitraire et sans aucune compétence ni légitimité pédagogique du « sérieux » et de la « réalité » des études suivies et décident ainsi que tel ou tel étudiant n’aura plus droit à un titre de séjour pour étudier en France.
Au-delà des questions de séjour, les inégalités de traitement entre étudiants français et étrangers ne sont pas acceptables. L’étudiant étranger subit sans cesse des restrictions et discriminations en matière d’aides sociales, d’œuvres sociales universitaires, d’accès au logement et à l’emploi. Et s’il veut, à l’issue de ses études, acquérir une première expérience professionnelle, l’étudiant étranger se voit refuser quasi systématiquement un changement de son statut d’étudiant vers un titre de séjour de travailleur du fait de l’opposabilité de la situation de l’emploi ou de l’inadéquation de l’emploi avec son niveau d’études (moins de 4 000 changements de statut accordés sur 200 000 étudiants étrangers en France).
Comment accepter que des lois injustes imposent de telles contraintes et de telles conditions de vie à nos voisins d’amphi, nos étudiants, nos amis ? Pouvons-nous laisser des camarades isolés jusqu’à ce que la décision d’un préfet les prive du droit d’étudier et les pousse ligotés dans un avion, les faisant ainsi disparaître de notre vue ?
Nous pensons qu’il faut en finir avec ces différences de traitement. L’égalité des droits entre tous les étudiants doit prévaloir : chaque étudiant quelle que soit sa nationalité doit pouvoir étudier en France dans des conditions satisfaisantes avec le même accès au travail, aux aides sociales, aux logements (système de cautionnement) etc. Les étudiants étrangers doivent pouvoir s’inscrire à l’université dans les mêmes conditions que les autres étudiants, selon le seul critère de leurs acquis pédagogiques ou professionnels évalués par des commissions universitaires.
Alors que la législation renforce sans cesse depuis une décennie une vision utilitariste de l’immigration et accentue la sélection des étudiants étrangers selon les « besoins » de l’économie française, nous voulons réaffirmer la vocation universelle des établissements d’enseignement supérieur qui doivent rester ouverts à tous. Leur mission d’enseignement, d’échange et de réflexion ne peut s’accommoder d’inégalités entre étudiants ou de l’exclusion de certains.
C’est pourquoi nous appelons à la constitution d’un réseau de solidarité avec les étudiants étrangers à l’échelle nationale qui aura vocation à briser l’isolement des étudiants sans-papiers et fera échec à ces réglementations absurdes. Ainsi, nous appelons l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur mais aussi tous ceux, individus, syndicats, associations, partis, qui rejettent l’injustice et l’oppression :
à signer, reproduire et faire circuler cet appel ;
à constituer des collectifs locaux pour se faire connaître et pouvoir créer des réseaux de solidarités avec les étudiants étrangers.
à se battre pour l’égalité des droits entre étudiants français et étrangers et pour la régularisation de tous les étudiants sans-papiers afin que la seule possession d’une carte d’étudiant donne accès au titre de séjour et que la seule signature d’un contrat de travail permette d’accéder à l’emploi.
Organisations signataires : AEOM (Association des étudiants d’origine malgache) ; Association des doctorants et étudiants des Roumains de France ; Association "étudiants étrangers bienvenus à Arras" ; AUGET (association universitaire des étudiants tunisiens de Grenoble) ; Association des étudiants de Béthune ; Association Le Monde Des Cultures ; ATMF association des travailleurs maghrébins de France ; COLCREA (Association d’Étudiants et Créateurs Colombiens en France) ; Collectif Lyonnais de Soutien aux Étudiants Étrangers ; Convergence citoyenne et Alternative citoyenne ; Étudiant comorien de France (Arc en ciel) ; Fac Verte (l’écologie universitaire) ; Fédération des étudiants maghrébins ; FERC-CGT ; FERC Sup-CGT ; FSU ; FTE-CNT ; Gisti ; GUPS (union générale des étudiants palestiniens) ; JCR ; LDH ; LMDE (la mutuelle des étudiants) ; SNASUB-FSU ; SNESUP-FSU ; Solidarité étudiante sénégalaise de Pau ; SUD étudiant ; UEAF (Union des étudiants algériens de France) ; UEC (Union des étudiants communistes) ; UNEF ; Union générale des étudiants en Tunisie ; Union des étudiants étrangers de Strasbourg ; Union des étudiants syriens de France.
Catégorie : Campagne, Mobilisation, TUUD
29 nov. 2007
Appel de 200 militants de l'UNEF
Pour l'abrogation de la LRU, amplifions la mobilisation !
En tant que militants syndicaux, nous sommes opposés à la Loi
relative aux Libertés et Responsabilités des Universités, « loi Pécresse
», votée pendant l'été. Ce texte est tout le contraire de ce dont
les universités françaises ont besoin.
En renforçant le poids des personnalités extérieures au détriment
des étudiants et des personnels, et en encourageant le recours au
financement privé, la loi entraîne les universités vers une privatisation
des formations. En institutionnalisant la pré-inscription des
lycéens, elle ouvre une porte vers l'instauration de la sélection à
l'entrée.
Nous considérons que cette loi n'est ni amendable, ni négociable.
Nous appellons à amplifier la mobilisation, en vue d'obtenir l'abrogation
de la Loi Pécresse.
Catégorie : Campagne, LRU, Mobilisation, TUUD
25 nov. 2007
Appel de la coordination de Lille
COORDINATION NATIONALE ETUDIANTE (appel de Lille - 25 novembre 2007) :
Nous, étudiants de 67 universités, réunis en Coordination nationale les 24-25 novembre 2007 à Lille, adoptons l’appel suivant.
Plus de la moitié des universités sont en blocage total ou partiel et plus de 60 universités sont touchées par la mobilisation.
Nous rejetons la LRU parce qu’elle signifie la privatisation de l’enseignement supérieur. L’introduction de financements privés va renforcer les inégalités entre universités et filières et va permettre une mainmise du patronat sur le contenu des formations. L’université n’est pas responsable du chômage, et adapter l’université aux exigences du "monde du travail" ne rapprochera pas les étudiant-e-s de l’emploi : la professionnalisation est au contraire le plus court chemin vers la déqualification et vers la précarité. La LRU implique aussi la précarisation des statuts des enseignants et personnels, et la transformation des présidents d’université en véritables managers.
Nous refusons la logique d’autonomie financière, qui implique le désengagement financier de l’Etat, et donc l’augmentation à terme des frais d’inscription. Nous refusons également l’instauration d’une pré-sélection à l’entrée de l’université, qui remet en cause l’accès de tous à l’université.
La ministre Pécresse a récemment annoncé le déblocage de moyens pour les étudiants en 1er cycle (réorientation, tutorat), ainsi que la suppression des cautions pour le logement... en échange d’un « retour au calme » sur les campus. Cela prouve que le gouvernement voit bien qu’il y a un problème dans les universités, et qu’il a peur du mouvement étudiant. Mais ces annonces ne répondent pas au problème central : la LRU, et les dangers qu’elle nous promet. C’est pourquoi nous demandons au bureau national de l’Unef de prendre clairement position pour l’abrogation de la loi Pécresse, et de cesser toute négociation jusqu’au retrait de cette loi.
La LRU n’est ni amendable, ni négociable, que ce soit sur un plan local ou national. Depuis le début de la lutte, c’est la position de toutes les assemblées générales et de la coordination nationale, seules instances représentatives des étudiant-e-s mobilisé-e-s.
Si nous nous battons pour l’abrogation de la LRU, c’est parce que nous nous battons pour le droit à l’éducation pour tous, et contre la destruction du service public. Etudiants et lycéens, avec la LRU et les 11 500 suppressions de postes dans l’education, c’est notre avenir qui est menacé. Exiger l’abrogation implique donc de lutter pour une augmentation massive du budget de l’enseignement supérieur, pour la création des milliers de postes dont il y a besoin, pour de vrais diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, pour l’égalité entre Français-e-s et Etranger-e-s dans l’accès aux études. Cela implique aussi de lutter pour une augmentation massive des aides sociales, et d’être solidaires des salarié-e-s qui luttent en ce moment pour une amélioration de leur pouvoir d’achat.
Il est possible de gagner, de faire reculer le gouvernement sur nos revendications. SNCF et RATP, Air France, EDF-GDF, avocats, salariés de la fonction publique... Sarkozy a beau dire qu’il ne reculera pas face à nous, lui et son gouvernement ont été affaiblis par les grèves. La réussite de la journée de grève du 20 novembre a montré qu’il existait une volonté de lutte dans de larges secteurs de la jeunesse et du monde du travail. Les cheminots en particulier ont montré que lutter contre Sarkozy et sa politique était possible.
En effet, la LRU n’est pas une loi isolée mais fait partie d’un contexte de casse généralisée du service public dû à une libéralisation grandissante de la société et de l’économie française, ce que nous condamnons.
Pour cela, la coordination nationale appelle les étudiant-e-s à approfondir et amplifier la mobilisation dans les campus, à renforcer les liens entre personnels, enseignants et étudiants. Les lycéens doivent se mobiliser encore plus massivement. Et lycéens et étudiants doivent chercher la convergence avec les travailleurs, en premier lieu ceux de l’Education Nationale, notamment dans les universités et dans les lycées.
La plupart des présidents d’université étant en faveur de la LRU, ils n’hésitent pas à recourir à la répression pour briser la mobilisation. Les fermetures administratives, les interventions policières... ne répondent pas à de prétendus « problèmes de sécurité » : elles visent à nous empêcher de nous mobiliser, c’est-à-dire nous priver de notre droit de nous révolter. Nous condamnons toutes les interventions policières et les arrestations. Nous exigeons l’amnistie de tous les inculpés des mouvements sociaux, y compris ceux du mouvement cheminot. Nous exigeons la réouverture de toutes les universités fermées administrativement, et le retrait de toutes les forces de police qui occupent actuellement des universités.
Nous réclamons la démission des présidents d’universités ayant fait appel à la répression et collaboré à l’expulsion de sans-papiers.
Suspendre les cours est le seul moyen efficace pour que tous les étudiant-e-s, notamment les boursiers, puissent se réunir et décider ensemble de se mobiliser. Sans blocages votés dans des Assemblées Générales massives, les étudiants ne disposent pas réellement de droit de grève. Sans occupation des locaux, ils ne disposent pas véritablement du droit de se réunir. Face aux tentatives de faire reprendre les cours par l’intermédiaire des référendums, nous réaffirmons la seule légitimité des Assemblées Générales pour décider des suites du mouvement : c’est dans les AG que les informations, les différents points de vue peuvent être échangés et que les étudiant-e-s peuvent voter en connaissance de cause. C’est aux grévistes d’organiser eux-mêmes la prise de décision et non aux présidences d’université, qui pour la plupart soutiennent la réforme.
Nous appelons donc au boycott des votes organisés par les administrations universitaires.
Nous exigeons la réouverture de toutes les universités fermées administrativement, et le retrait de toutes les forces répressives (polices, vigiles privés...) qui occupent actuellement les universités.
Leur projet est de détruire l’ensemble des acquis sociaux. Face à ce projet, c’est ensemble que nous gagnerons : nous devons construire un mouvement d’ensemble des jeunes et des salariés pour riposter à l’offensive du gouvernement.
Nous appelons à un véritable service public dans tous les domaines : éducation, santé, transports, protection sociale ce qui implique un réengagement massif de l’Etat dans le financements de l’enseignement supérieur et la recherche, la titularisation des précaires, l’augmentation des salaires et du point d’indice dans la fonction publique....
Nous reprenons l’appel de la coordination de Tours à la journée de mobilisation 27 novembre.
Nous appelons à faire du 29 novembre une manifestation nationale étudiants/lycéens.
Nous appelons à une journée nationale de solidarité avec les sans-papiers le 3 décembre.
Nous proposons une prochaine journée de mobilisation interprofessionnelle le 4 décembre.
Nous rejoindrons toute initiative proposée par les salariés en grève : leur combat est aussi le nôtre.
Nous appelons tous les jeunes et les salariés à se saisir de ces dates pour nous rejoindre dans la grève. Nous appelons à la tenue de réunions interprofessionnelles dans toutes les villes.
Catégorie : Campagne, LRU, Mobilisation, TUUD
23 nov. 2007
Appel du Comité National pour un Référendum
Appel du Comité National pour un Référendum
| Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005. C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum. Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire. Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution. C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum. Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum. |
Catégorie : Campagne, Mobilisation, Traité européen, TUUD
Appel de la coordination de Tours
Le week-end du 17-18 Novembre, 200 étudiants représentants 64 universités et 3 IUT se sont réunis à Tours pour discuter de la suite du mouvement. Voici l’appel qui en est sorti.
Le mouvement étudiant continue de grandir : 28 universités sont bloquées, et de plus en plus d’universités sont touchées par le mouvement. Des interventions policières et des arrestations arbitraires ont eu lieu dans plusieurs villes cette semaine. Nous les condamnons fermement. Mais Sarkozy et les présidents d’université pourront envoyer la police et la gendarmerie tant qu’il veulent contre nous, cela ne nous empêchera pas de nous mobiliser.
Nous continuerons la grève jusqu’au retrait de la loi Pécresse parce qu’elle signifie la privatisation de l’enseignement supérieur. L’introduction de financements privés va renforcer les inégalités entre universités et filières et va permettre une mainmise du patronat sur le contenu des formations. L’université n’est pas responsable du chômage, et adapter l’université aux exigences du "monde du travail" ne rapprochera pas les étudiant-e-s de l’emploi : la professionnalisation est au contraire le plus court chemin vers la déqualification et vers la précarité. Nous refusons également l’instauration d’une pré-sélection à l’entrée de l’université.
Pour les présidents d’universités, c’est également la possibilité de recruter des personnels en dehors du statut de la fonction publique, et de gérer la carrière de ces derniers. Nous refusons catégoriquement la généralisation de la concurrence et de la précarité pour les personnels, ainsi que le renforcement des pouvoirs des présidences et du patronat au sein des Conseils d’ Administration.
Cette réforme n’est ni amendable, ni négociable, que ce soit sur un plan local ou national. Si nous nous battons pour l’abrogation de la LRU, c’est parce que nous nous battons pour le droit à l’éducation pour tous. Exiger l’abrogation implique donc de lutter pour une augmentation massive du budget de l’enseignement supérieur, pour une augmentation massive des aides sociales, pour de vrais diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, pour l’égalité entre Françai-e-s et Etranger-e-s dans l’accès aux études.
La journée du 14 novembre montre que la contestation sociale s’amplifie. La grève des cheminots et de la RATP est partie pour durer. Les cheminots, les salariés de la RATP et d’EDF-GDF ont raison de lutter sur la question des retraites. Nous aussi, étudiant-e-s, sommes concernés, car le gouvernement et le MEDEF veulent augmenter la durée de cotisation de l’ensemble des salarié-e-s, à 41 voire 45 ans. Parce que nous ne voulons pas perdre notre vie à la gagner, nous soutenons le mot d’ordre de 37,5 annuités de cotisations pour tous aux côté des cheminots et des salarié-e-s d’EDF, de GDF, de la RATP...
Les salarié-e-s de la fonction publique ont tout autant raison de se mettre en grève contre le démantèlement des services publics, contre les 22 000 suppressions de postes, qui dégradent notamment les conditions d’études des lycéen-ne-s, et pour l’augmentation des salaires. C’est d’embauches dans les services publics dont nous avons besoin : dans les universités mais également dans les écoles, dans les hôpitaux. C’est pourquoi nous soutenons les revendications des salarié-e-s du public : pour des embauches massives, pour la défense des services publics et l’augmentation des salaires.
Suspendre les cours est le seul moyen pour que tous les étudiant-e-s, notamment les boursiers, puissent se réunir et décider ensemble de se mobiliser. Sans blocage, les étudiant-e-s ne disposent pas réellement de droit de grève. Face aux tentatives de faire reprendre les cours par l’intermédiaire des référendums, nous réaffirmons la seule legitimité des Assemblées Générales pour décider des suites du mouvement : c’est dans les AG que les informations, les différents points de vue peuvent être échangés et que les étudiant-e-s peuvent voter en connaissance de cause. Nous condamnons également les fermetures administratives, qui visent à dissuader les étudiants de se rendre sur leur lieu d’étude et de se mobiliser. Etant donné que le mouvement est amené à durer, nous exigeons que les examens soient reportés d’un mois, pour que tous les étudiant-e-s puissent faire valoir leurs droits sans être pénalisés.
Notre mouvement contribue à affaiblir Sarkozy et ses ministres, et c’est une bonne chose. Leur projet est de détruire l’ensemble des acquis sociaux. Face à ce projet, c’est ensemble que nous gagnerons : nous devons construire un mouvement d’ensemble des jeunes et des salarié-e-s pour riposter à l’offensive du gouvernement.
Nous appelons à amplifier et approfondir la mobilisation par la généralisation des AG et des piquets de grève dans toutes les universités.
Nous appelons les lycéen-ne-s à organiser partout des AG, pour préparer la grève à partir du 20.
Nous ferons tout pour que la journée de grève du 20, aux côtés des salarié-e-s en lutte, soit un succès.
Nous appelons à une journée de grève et de manifestation étudiante et lycéenne le 22.
Nous proposons qu’étudiant-e-s et cheminots, salarié-e-s en lutte d’EDF, de GDF et de la RATP s’organisent ensemble le 21 novembre pour populariser leur grève vis-à-vis des usager-e-s et de la population.
Nous proposons une date de mobilisation interprofessionnelle le 27 novembre aux autres secteurs en lutte. Nous rejoindrons toute initiative proposée par les salariés en grève : leur combat est aussi le nôtre.
Catégorie : Campagne, LRU, Mobilisation, TUUD
11 nov. 2007
Appel de la coordination nationale du 10 et 11 Novembre de Rennes
Nous, étudiants réunis en coordination nationale, représentant les assemblées générales de universités, constatons que la mobilisation prend chaque semaine de l’ampleur contre la LRU et les attaques du gouvernement. Plus de 50 assemblées générales ont eu lieu cette semaine, réunissant des dizaines de milliers d’étudiants. Plus de 25 universités sont en grève, dont plus de 15 ont voté massivement le blocage et l’arrêt total des cours. La mobilisation des étudiants s'annonce donc massive. Des assemblées générales sont prévues cette semaine dans presque toutes les universités.
Nous refusons la LRU parce qu’elle vise à démanteler le service public d’enseignement supérieur, amorcé depuis plus de 30 ans à travers de nombreux projets de lois (loi Faure, Projet De Waquet, Plan U3M, LMD, Loi de Modernisation des Universités), dont l’objectif principal est la mise en concurrence des universités à l’échelle mondiale comme aux niveaux nationnaux. La LRU va vers la privatisation des universités, augmentant ainsi le poids des entreprises et du privé. Les universités pourront être gérées comme des entreprises par des présidents tous puissants et des conseils d’administration avec encore moins de contrôle démocratique. Ainsi, les universités seront mises en concurrence avec comme conséquence une baisse du financement des filières considérées comme non rentables, une dégradation des conditions d’études dans les universités, et une augmentation de la sélection envers les étudiants. La loi instaure une pré-sélection des lycéens à l’entrée de l’université et facilite à terme l’augmentation des frais d’inscriptions. Nous appelons l’ensemble des lycéens-ennes à se mobiliser et à bloquer leurs établissements.
De plus, les personnels enseignants comme non enseignants seront précarisés et gérés directement par la présidence des universités : c'est la casse de leur statut qui est programmée.
Cette réforme n'étant ni négociable, ni amendable tant au niveau national que local, nous exigeons son abrogation.
La LRU n'est qu'une des mesures qui s'inscrivent dans la logique globale de casse de l'éducation, des services publics, et de l'ensemble des droits sociaux.
Nous exigeons un cadrage national des diplômes, une augmentation des aides sociales et du budget de l’enseignement supérieur, ainsi que la suppression des frais d'inscription. En particulier, nous exigeons le rétablissement des 22000 postes de fonctionnaires supprimés cette année dont les 11200 dans l'éducation nationale.
Nous exprimons notre solidarité avec les luttes des salariés qui se déroulent en ce moment et avec leurs revendications : contre la remise en cause des régimes spéciaux et pour le retour aux 37,5 annuités pour tous ; contre les franchises médicales ; contre la précarisation des statuts de la fonction publique. Cette solidarité ne doit pas être un vain mot elle engage tous les acteurs du mouvement social à travailler et à lutter ensemble. Nous dénonçons également la stigmatisation des immigrés et nous exigeons l’abrogation des lois anti-immigrés en particulier la loi Hortefeux, la régularisation de tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention, et la fin des rafles. Au rouleau compresseur du gouvernement nous opposons la convergence des luttes tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.
Le gouvernement fait fermer les universités bloquées et envoie les CRS dans celles qui sont occupées. A la mobilisation, le gouvernement répond par des pseudo promesses et par une répression dans les universités, nous appelons au boycott et blocage des commissions de mise en place de la LRU. Nous condamnons fermement les fermetures administratives et les agissements de la police. Face aux référendums organisées par les administrations nous affirmons la seule légitimité des Assemblées Générales et des comités de grèves pour décider des suites du mouvement. Les votes à bulletins secrets doivent être empêchés car ils nuisent au mouvement.
Nous appelons la population à soutenir notre mobilisation, celle des cheminots et la grève du 20 novembre dans la fonction publique. C’est par une lutte de tous et pour tous, que nous pourrons faire céder le gouvernement.
Nous appelons les étudiants à se mettre en grève dès maintenant, à construire la lutte avec piquets de grève, blocage et occupation à discuter et convaincre autour d’eux pour construire un mouvement encore plus massif. Nous appelons tous les personnels des universités à nous rejoindre dans la grève.
Nous appelons à une journée nationale d'action de blocage des gares le mardi 13 Novembre.
Nous appelons à manifester aux côtés des cheminots le 14 ou le 15 novembre selon les villes. Nous appelons à manifester massivement le 20 novembre avec la fonction publique.
Nous appelons les salariés du public comme du privé à se saisir de ces dates pour nous rejoindre dans la grève, car c'est tous ensemble étudiants lycéens travailleurs que nous ferons céder le gouvernement.
La coordination ne reconnaît pas et condamne toute négociation de syndicat ou organisation avec le gouvernement car l’objectif est la mise en place d’un rapport force, le seul moyen de satisfaire nos revendications.
Catégorie : Campagne, LRU, Mobilisation, TUUD
9 nov. 2007
La mobilisation monte en puissance !!!
Une quinzaine d'assemblées générales ont à nouveau réuni hier des milliers d'étudiants et cinq ont voté le blocage. Les assemblées générales des universités de Rouen (1.200 participants), Tours (1.100), Toulouse II-le Mirail (1.500 / 2000), Lille III (1.200) et Rennes II (800 /1000) ont voté lundi soir ou mardi le blocage des établissements, Aix-Marseille I (450) le principe de la grève. Partout ailleurs en France d'autres AG ont été assez massives : le mouvement franchi un nouveau palier !
Tolbiac est toujours fermé administrativement. Une vingtaine d'universités vont organiser des assemblées générales mercredi ou jeudi, une dizaine d'autres la semaine prochaine. La prochaine oordination nationale étudiante se tiendra bien ce week-end à Rennes II, les étudiants de la fac ayant accepté lors de leur dernière AG d'acceuillir les délégués de toutes les universités.
Catégorie : Campagne, LRU, Mobilisation, TUUD
Analyse de la loi Pécresse
La loi « relative aux libertés et aux nouvelles responsabilités des universités » a été votée le 10 août dernier. Elle a été votée discrètement pendant les vacances scolaires, alors qu’elle était considérée comme « la plus importante de la législature » par le premier ministre François Fillon. Pour nous, elle constitue une nouvelle étape dans la marchandisation de l’enseignement supérieur.
Depuis une dizaine d’années, différents textes sont votés et chacun concourt à transformer radicalement l’Enseignement Supérieur. La loi d’autonomie des universités ne sort donc pas de nulle part, elle vient compléter un arsenal législatif qui s’attaque aux principes mêmes de service public. La principale justification apportée à ces attaques est l’inadéquation des formations universitaires par rapport aux attentes du marché de l’emploi.
Il s’agit donc de donner aux directions d’universités les moyens d’assurer cette « adéquation » présentée comme urgente par nos dirigeants politiques, en transformant le mode de gestion et de prise de décision dans les universités. Pourtant, les diplômes universitaires sont-ils si inutiles, si inadaptés, au point que les étudiants se retrouvent à la rue, sans emploi ? Rendre l’école responsable du chômage, des difficultés d’insertion, est à la mode : les lycéens ont découvert en 2005 avec la loi Fillon sur l’école que leur avenir serait désormais déterminé par leur choix mais aussi (et surtout) par les besoins prévisibles de l’économie locale.
Néanmoins, cette adaptation des enseignements aux besoins du marché renvoie plus à un choix idéologique qu’à une solution dictée par les intérêts des étudiants, des personnels de l’université et de la majorité de la population. Les diplômés de l’enseignement supérieur sont aujourd’hui les plus armés face au chômage et à la précarité.
Il s’agit pour nous de réfléchir à comment permettre au plus grand nombre et particulièrement aux plus défavorisés d’accéder à l’enseignement supérieur. La loi d’autonomie va à contresens de cette démarche et propose de limiter l’accès aux formations universitaires (liant enseignement et recherche) à une élite. Voici notre analyse de cette loi.
La “Nouvelle Gouvernance” : un fonctionnement particulièrement anti-démocratique
La loi dite « libertés et responsabilités des universités » porte notamment sur la « gouvernance » des établissements d’enseignement supérieur. Derrière ce néologisme on trouve une réforme en profondeur de l’organisation de l’enseignement supérieur, une réforme qui amène la réduction des pouvoirs des conseils (Conseil d’administration, Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire) et la concentration d’un grand nombre de responsabilités entre les mains des instances les plus restreintes et les moins représentatives de l’université. Qu’il s’agisse de la réduction du nombre d’élus étudiants au sein du conseil d’administration ou de l’hyperprésidentialisation, tout est mis en oeuvre pour que la gestion de l’université échappe à la communauté universitaire, à la majorité de ceux qui étudient et travaillent à l’université.
1. Composition et élection des conseils
a. Composition des conseils (CA, CEVU, CS)
Le premier élément frappant de cette modification de la gouvernance des universités est l’importante baisse de la proportion d’étudiants et de personnels BIATOS dans le conseil d’administration (CA) des universités et inversement, une forte augmentati
